Eglise Notre-Dame - XVIIIe siècle

ANCIENNE COLLEGIALE DES CHANOINES DE LA MOTHE-BOURMONT

 

DE LA CHAPELLE CASTRALE A L’EGLISE PAROISSIALE :


Située à l’emplacement d’une chapelle dédiée à Saint-Florentin près du château et datant probablement comme lui de la fin du X° siècle, elle était tenue au XVI° siècle par cinq chapelains.
Après la destruction de la forteresse de La Mothe en 1645, les chanoines du chapitre de cette ville furent contraints par le duc de Lorraine Charles IV de s’établir à Bourmont avec les chapelains de saint –Florentin.

En 1754, la chapelle étant en mauvais état, les chanoines font construire l’édifice actuel. Malgré la protestation des habitants, le duc Stanislas supprime en 1762 le chapitre de Bourmont au profit des dames chanoinesses de Poussay. Vendue par ces dernières à la ville de Bourmont, la collégiale devient église paroissiale placée sous le vocable de Notre-Dame jusqu’en 1860, date à laquelle elle est remplacée dans ce rôle par l’église saint-Joseph.
 
COMME UNE VIGIE SUR LA VALLEE DE LA MEUSE

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Depuis le parvis de l’église qui sert de point de départ de la promenade du Côna et ses tilleuls bicentenaires, on découvre un large panorama sur la vallée de la Meuse. En façade, la porte et la fenêtre en plein cintre qui la surmonte sont encadrés de quatre colonnes engagées, couronnées de chapiteaux corinthiens qui supportent une frise et un arc en plein cintre monumental orné d’une gloire. L’église se compose d’une nef unique à trois travées. L’ensemble est voûté d’ogives séparées par des arcs-doubleaux reposant sur des pilastres surmontés de chapiteaux toscans. Les volumes imposants alliés à une généreuse lumière mettent en valeur les boiseries et le bel autel en marbre du chœur demi-circulaire.

En l'an XI, les vitraux sont réparés par Joseph Moinetot. Toiture et clocher sont réparés en 1867 d'après les plans de Thouvenin, membre du conseil municipal et ancien entrepreneur. Le 13 juin 1892, un incendie déclenché par la foudre détruit le toit de la nef et des chapelles ainsi que le clocher. Les travaux de réfection sont adjugés le 27 août 1892 à Charles Perrin de Goncourt. Pour le clocher, un plan, qui semble reprendre les dispositions précédentes, est le dressé 25 juillet 1892 par Michaux et Salmon de Sartes mais un second, modifiant le couronnement, est établi par les mêmes architectes le 15 décembre 1892 puis un troisième le 3 mars 1894 avec toit-terrasse à balustre comme actuellement. Les pierres non calcinées servirent à construire les faces extérieures du clocher.

Documents d'archives

Archives départementales de Haute-Marne, série E dépôt, 6911.

Documents figurés

Archives départementales de Haute-Marne, sous-série 2 O, 453.

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